(Voici son décryptage)
Trois jours seulement après la présentation de son projet de société, le candidat de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni, a poursuivi sa dynamique de proximité avec les forces vives de la Nation. Le lundi 23 mars 2026, il a échangé avec les étudiants et le corps professoral à l’amphithéâtre Idriss Déby Itno de l’Université d’Abomey-Calavi, dans un exercice à forte portée symbolique et stratégique.
Cette rencontre n’est pas sans rappeler celle du 3 mars 2016, lorsque Patrice Talon, alors candidat à la magistrature suprême, s’était prêté au même exercice face à la communauté universitaire. Dix ans plus tard, c’est dans une atmosphère tout aussi attentive que Romuald Wadagni est venu exposer sa vision pour l’enseignement supérieur béninois.
Parmi les observateurs avertis présents à cette séance figure le Professeur Bienvenu Lassehin, enseignant-chercheur à la Faculté de droit. Suivant avec une attention particulière les échanges, l’universitaire livre une lecture globalement positive du message porté par le candidat.
Selon lui, les discussions ont été « des plus enthousiastes » et laissent entrevoir des perspectives prometteuses pour les universités béninoises. Le Professeur Lassehin met en avant la cohérence entre les réformes déjà engagées dans le secteur et celles annoncées par le candidat, estimant qu’elles s’inscrivent dans une continuité rassurante pour l’avenir de l’enseignement supérieur.
Au cœur de cette vision, une ambition claire : améliorer significativement les conditions d’étude des apprenants tout en renforçant la qualité des formations. Pour le juriste, l’orientation vers des filières pointues, adaptées aux mutations rapides du monde contemporain, constitue un levier essentiel pour hisser le niveau des compétences nationales.
Plus encore, l’analyse du Professeur Lassehin souligne une volonté de bâtir un modèle universitaire hybride, tirant profit des systèmes anglo-saxon et romano-germanique. Une telle synthèse, selon lui, permettrait de former des cadres « plus compétents et performants », capables de porter durablement le développement du Bénin.
Mais au-delà des réformes techniques, c’est la posture même du candidat qui retient l’attention de l’universitaire. Dans une formule saisissante, le Professeur Bienvenu Lassehin résume son appréciation en ces termes : « à l’interrègne succède l’intronisation ». Une manière imagée de traduire, selon lui, le niveau de préparation et de maturité du candidat face aux responsabilités présidentielles.
À ses yeux, Romuald Wadagni apparaît ainsi comme un acteur prêt à assumer les charges de la magistrature suprême, avec une vision structurée et une compréhension fine des enjeux du système universitaire.
Cette rencontre avec la communauté académique s’inscrit donc comme une étape significative dans la construction du discours politique du candidat, mais aussi comme un moment de validation intellectuelle, à travers le regard d’acteurs clés du monde universitaire.
✍️ Jannot AMESOUWE


