La Salle IFSIO de l’Université de Parakou a servi de cadre ce mardi 23 décembre 2025 à la soutenance de Thèse de Aliou OLAÏTAN. Devant un jury composé de 6 membres dont 3 en présentiel et 3 par visioconférence, des parents, des amis et des proches, l’impétrant a défendu les travaux de ses recherches sur le thème : ‹‹ Production cotonnière, diversification des cultures vivrières et sécurité alimentaire au sein des exploitations agricoles des Communes de Banikoara, Gogounou et Kandi ››.
La pertinence du thème choisi par l’impétrant a été unanimement saluée par les membres du jury. Pour eux, c’est un thème d’actualité destiné à impacter positivement la communauté, en l’occurrence le bassin cotonnier.
Quid de l’objectif de cette recherche approfondie ?
Cette recherche s’inscrit dans un contexte marqué par la forte dépendance des économies rurales du nord du Bénin à la production cotonnière, principale culture de rente du pays. Face à cette spécialisation croissante, se pose la problématique de la durabilité des systèmes agricoles et de la sécurité alimentaire, en raison de la baisse progressive de la diversification des cultures vivrières. L’objectif général de l’étude est d’évaluer l’impact de la production cotonnière sur la diversification des cultures vivrières et leurs effets sur la sécurité alimentaire des ménages dans les communes de Banikoara, Gogounou et Kandi. Pour ce faire, une méthodologie mixte a été adoptée, combinant l’analyse de données historiques sur la production cotonnière et vivrière avec des enquêtes de terrain menées auprès des exploitants agricoles, afin d’identifier les dynamiques, les facteurs déterminants et les effets socioéconomiques liés à la spécialisation cotonnière. Les résultats ont révélé une croissance significative de la production cotonnière au cours des deux dernières décennies, accompagnée d’une réduction notable de la diversité vivrière, surtout dans les exploitations les plus spécialisées. De même, ces résultats ont permis de comprendre qu’une spécialisation excessive du coton est associée à un risque élevé d’insécurité alimentaire. L’étude a également montré que l’usage des intrants agricoles et des équipements mécanisés influencent positivement les rendements, tandis que la taille des exploitations et la gestion des ressources conditionnent leur efficacité. Enfin, il ressort que la diversification des cultures constitue un levier essentiel de résilience économique et alimentaire pour les ménages ruraux. En conclusion, la recherche souligne la nécessité d’élaborer des politiques agricoles intégrées favorisant à la fois la rentabilité de la filière cotonnière, la diversification des cultures vivrières et la sécurité alimentaire des ménages, afin d’assurer une durabilité économique, sociale et environnementale des systèmes agricoles du nord du Bénin.
Au terme d’une séduisante présentation, les membres du jury, après les observations relevées et recommandations faites, ont officiellement élevé au grade de docteur l’impétrant en lui décernant la mention très honorable avec les félicitations.
Souriant et décompressé après sa présentation, le nouveau Docteur Aliou OLAÏTAN a adressé ses mots de gratitude à toutes les personnes qui l’ont accompagnés dans la réussite de sa thèse. C’est donc une étape cruciale que vient de franchir l’impétrant dans son parcours académique.
À noter que le jury a été Présidé par Dr Nasser Mohamed BACO, Professeur Titulaire à l’Université de Parakou avec à ses côtés le Directeur de thèse, Dr Jacob Afouda YABI, Professeur Titulaire à l’Université de Parakou. Les autres membres sont : Zoumarou Wallis Nouhoum, Professeur Titulaire à l’Université de Parakou, LANHAN Magloire, Professeur Titulaire à l’Université d’Abomey-Calavi, RABE Mahamane Moctar, Maître de Conférences en Agroéconomie et ADEKAMBI Souleimane, Maître de Conférences en Agroéconomie.
✍️ Alassane ADAMOU



