À la faveur de la signature d’un accord de partenariat ce mardi 31 mars 2026, l’Observatoire de la Déontologie et de l’Éthique dans les Médias (ODEM) et la Fondation Hirondelle renforcent leur engagement commun pour la promotion d’un journalisme de qualité. À travers le projet Sawara, les deux institutions entendent agir durablement au profit des professionnels des médias et de la cohésion sociale.
Le paysage médiatique béninois vient d’enregistrer une avancée significative dans sa quête de professionnalisation et de crédibilité. Ce mardi 31 mars 2026, l’Observatoire de la Déontologie et de l’Éthique dans les Médias (ODEM) et la Fondation Hirondelle ont officialisé un accord de partenariat dans le cadre du projet Sawara, axé sur l’intégrité de l’information et la cohésion sociale.
À travers leurs déclarations respectives, les responsables des deux institutions ont clairement affiché une ambition commune : bâtir un environnement médiatique plus responsable, plus professionnel et résolument tourné vers les enjeux de développement.
Pour le président de l’ODEM, Ulrich Vital Ahotondji, cet accord vient concrétiser un plaidoyer de longue date en faveur de la qualité de l’information. Il n’a pas caché sa satisfaction de voir un partenaire partager cette vision et s’engager à accompagner les efforts déjà entrepris. « Nous sommes particulièrement heureux de contribuer à la mise en place d’un environnement médiatique responsable au Bénin », a-t-il souligné, rappelant que la quête de qualité constitue le fil conducteur de son mandat.
Revenant sur les réformes engagées, notamment la révision du Code de déontologie et d’éthique dans les médias (CDEM), il a insisté sur l’implication des journalistes eux-mêmes dans ce processus. Une démarche participative qui, selon lui, témoigne d’une prise de conscience progressive au sein de la profession. À ses yeux, le partenariat avec la Fondation Hirondelle vient renforcer cette dynamique en apportant un appui structurant et durable.
Au-delà de la simple collaboration institutionnelle, le président de l’ODEM met en avant une vision exigeante du journalisme : une presse capable de dépasser les considérations politiques ou économiques pour se consacrer aux enjeux de fond. Il plaide pour des professionnels « de trempe », aptes à traiter des questions de développement, à promouvoir la cohésion sociale et à contribuer activement à la construction nationale. Dans cette perspective, l’appui des partenaires techniques et financiers, dont l’Union européenne et CFI, apparaît comme un levier essentiel pour consolider les acquis.
Du côté de la Fondation Hirondelle, le représentant national, Olympe Dossa, a qualifié la signature de cet accord de moment « mémorable », marquant une étape décisive dans la collaboration entre les deux structures. Pour lui, il ne s’agit pas d’un simple acte formel, mais d’un engagement renouvelé en faveur d’actions concertées, avec des impacts concrets et mesurables sur le terrain.
Inscrite dans le cadre du projet Sawara, cette alliance repose sur une synergie d’acteurs comprenant notamment CFI, l’IGD, l’ONG Filles en Action, ainsi que d’autres partenaires comme Banouto et Street Human Art. Une approche collective qui vise à maximiser l’efficacité des interventions en faveur des journalistes et du paysage médiatique dans son ensemble.
Olympe Dossa a particulièrement insisté sur la portée stratégique de ce partenariat dans un contexte national marqué par des échéances électorales majeures. À l’approche de la présidentielle, il a rappelé le rôle déterminant des médias en tant que « quatrième pouvoir », appelés à exercer leur mission avec crédibilité et responsabilité. Pour lui, cette collaboration vient justement renforcer les capacités des professionnels à répondre à ces exigences.
En filigrane, l’objectif est clair : promouvoir un journalisme éthique, rigoureux et engagé au service de l’intérêt général. Un journalisme capable d’informer avec intégrité, de favoriser la cohésion sociale et d’accompagner le développement du pays.
À travers cet accord, l’ODEM et la Fondation Hirondelle affichent ainsi leur volonté de créer un cadre d’actions renforcé, orienté vers la formation, l’accompagnement et la responsabilisation des acteurs des médias. Les semaines et mois à venir devraient permettre de mesurer concrètement les retombées de cette collaboration, présentée comme porteuse de transformations durables.
En somme, ce partenariat apparaît comme une réponse structurée aux défis actuels du secteur médiatique béninois, avec en ligne de mire un objectif partagé : faire émerger une presse professionnelle, indépendante et profondément attachée aux principes d’éthique et de déontologie.
✍️ Jannot AMESSOUWÉ





