Le Sénat officiellement installé ce jeudi à Porto-Novo
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PAR Rédaction

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Une annonce officialisée en plénière
C'est au cours de la séance plénière du vendredi 10 juillet 2026 que le président de l'Assemblée nationale, Joseph Djogbénou, a annoncé la date retenue pour l'installation officielle du Sénat béninois : le jeudi 30 juillet 2026. L'information a été communiquée aux députés à travers la lecture d'une correspondance adressée par le président de la République, Romuald Wadagni, datée du 8 juillet 2026.
Dans cette lettre, le chef de l'État indique avoir été saisi par l'ancien président Nicéphore Soglo, doyen d'âge et membre de droit de la future chambre haute, au sujet des démarches préparatoires à la mise en place de l'institution. Le choix du calendrier n'est pas anodin : la nouvelle chambre doit être opérationnelle avant les célébrations de la fête nationale du 1er août.
Un siège provisoire à l'Assemblée nationale
La cérémonie d'installation se déroulera à titre exceptionnel au siège de l'Assemblée nationale, au Palais des Gouverneurs de Porto-Novo, en attendant l'achèvement des travaux d'aménagement du futur siège du Sénat. Joseph Djogbénou a présenté cette solution comme porteuse d'une forte portée symbolique, l'Assemblée nationale accueillant temporairement la seconde chambre du Parlement.
Le Sénat a été créé par la révision constitutionnelle de novembre 2025, qui a introduit le bicamérisme dans l'organisation du pouvoir législatif béninois, jusque-là exercé par la seule Assemblée nationale. La chambre haute compte 25 membres, parmi lesquels figurent, au titre des membres de droit, les anciens présidents de la République Patrice Talon, Boni Yayi et Nicéphore Soglo.
Une réunion préparatoire à huis clos
Les derniers réglages de la cérémonie ont été examinés le vendredi 24 juillet 2026 lors d'une rencontre tenue à l'hôtel Sofitel de Cotonou. Réunis à huis clos pendant près de deux heures, 23 des 25 sénateurs ont consacré leurs échanges à l'organisation de la séance inaugurale. Initialement annoncée sous la présidence de Nicéphore Soglo, la réunion a finalement été dirigée par Me Robert Dossou, en raison de l'absence de l'ancien chef de l'État. Sacca Lafia figurait également parmi les absents.
Cette rencontre faisait suite à une première prise de contact organisée le vendredi 25 juillet à 11 heures, toujours à l'hôtel Sofitel, entre les futurs sénateurs. Elle a permis d'aborder les aspects organisationnels et protocolaires liés à l'installation du 30 juillet, qui marquera le début effectif du fonctionnement de la chambre haute dans le processus législatif béninois.
Une composition dévoilée après le Conseil des ministres du 1er juillet
La physionomie complète de la nouvelle institution avait été rendue publique à la suite du Conseil des ministres du mercredi 1er juillet 2026, à l'issue duquel la liste intégrale des membres appelés à siéger au Sénat avait été officiellement dévoilée. Selon les informations rapportées à cette occasion, la chambre haute mêle des figures politiques d'envergure, des hauts gradés des forces de défense et de sécurité, ainsi que les membres de droit prévus par la Constitution, parmi lesquels les anciens chefs d'État.
Cette double composition, mi-nommée mi-institutionnelle, traduit l'architecture particulière voulue pour cette nouvelle chambre, pensée comme un espace de représentation élargi, au-delà du seul jeu électoral qui régit la composition de l'Assemblée nationale.
Le Sénat, aboutissement d'une réforme constitutionnelle plus large
L'installation de la chambre haute s'inscrit dans le prolongement d'une vaste révision constitutionnelle adoptée en novembre 2025, qui a introduit le bicamérisme dans l'organisation du pouvoir législatif béninois. Cette même révision a également porté la durée du mandat des députés de cinq à sept ans, et durci le seuil électoral requis pour l'obtention de sièges à l'Assemblée nationale, désormais fixé à 20 % des suffrages exprimés contre 10 % auparavant.
Ce paquet de réformes, entré en vigueur peu après les élections législatives et locales du 11 janvier 2026, redessine en profondeur l'architecture institutionnelle du pays à l'aube du nouveau septennat entamé par Romuald Wadagni.
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