Coopération économique Bénin–Émirats arabes unis : 2,15 milliards de dollars d’échanges en 2025 et 97 % du commerce visé par le CEPA
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PAR Rédaction

Le Bénin et les Émirats arabes unis franchissent une nouvelle étape dans leurs relations économiques avec l’échange de l’Accord de partenariat économique global (CEPA). Avec un volume d’échanges non pétroliers de 2,15 milliards de dollars en 2025, en hausse de 65 % sur un an, cet accord ambitionne d’intensifier les échanges commerciaux, de faciliter les investissements et d’ouvrir de nouvelles perspectives aux entreprises des deux pays.
Le partenariat économique entre le Bénin et les Émirats arabes unis prend une nouvelle dimension. En visite de travail à Abou Dhabi, le président béninois, Romuald Wadagni, et son homologue émirati, Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, ont assisté à l’échange de l’Accord de partenariat économique global, connu sous le sigle anglais CEPA. Cette étape marque une avancée importante dans la volonté des deux États de renforcer leurs relations commerciales et de diversifier leurs domaines de coopération.
Les chiffres présentés par le ministre émirati du Commerce extérieur, Dr Thani bin Ahmed Al Zeyoudi, illustrent l’ampleur des échanges entre les deux pays. Selon les données rapportées par l’agence de presse émiratie WAM, le commerce bilatéral non pétrolier a atteint 2,15 milliards de dollars en 2025, soit une progression de 65 % par rapport à 2024 et un niveau supérieur au double de celui enregistré en 2021. La dynamique s’est poursuivie au premier semestre 2026, avec 1,29 milliard de dollars d’échanges, en hausse de 37,4 %.
97 % du commerce concernés par la libéralisation
L’un des principaux enjeux du CEPA réside dans son ambition de libéraliser environ 97 % du commerce actuel entre les deux pays. Le dispositif prévoit la suppression ou la réduction des droits de douane sur une large gamme de produits, ainsi que la simplification des procédures commerciales. Il doit également faciliter l’accès aux marchés pour les prestataires de services et les investisseurs.
Pour le Bénin, l’accord ouvre des perspectives de valorisation des exportations, notamment le coton, les noix de cajou, le soja et d’autres produits alimentaires. Ces marchandises pourraient bénéficier des réseaux logistiques et commerciaux émiratis, notamment de la plateforme de Dubaï, pour accéder à de nouveaux débouchés internationaux. Dans l’autre sens, les entreprises béninoises pourraient profiter d’un meilleur accès aux équipements, aux produits électroniques et aux pièces détachées nécessaires au développement de leur appareil productif.
Un objectif de 1,1 milliard de dollars d’exportations supplémentaires d’ici 2033
Les ambitions affichées à l’horizon 2033 donnent une dimension supplémentaire à cet accord. Les Émirats arabes unis visent une augmentation de 1 milliard de dollars de leurs exportations vers le Bénin, tandis que les exportations béninoises vers le marché émirati devraient progresser de 100 millions de dollars. Ces deux objectifs représentent ainsi 1,1 milliard de dollars d’exportations supplémentaires cumulées, dans les deux sens, selon les projections annoncées.
Plusieurs secteurs sont concernés par les perspectives de développement : les pierres précieuses et la joaillerie, l’agro-transformation, la logistique, les énergies renouvelables, les technologies, les services financiers, l’électronique et les infrastructures. Ces domaines offrent des possibilités de diversification des échanges et de mobilisation de nouveaux investissements.
Une coopération élargie à d’autres secteurs
En marge de l’échange du CEPA, plusieurs mémorandums d’entente auraient également été signés dans les domaines des consultations politiques, des affaires consulaires, des investissements stratégiques, de la transformation numérique, de l’échange d’expériences en matière de gouvernance publique et de l’eau. Les deux dirigeants ont par ailleurs évoqué le renforcement de leur coopération dans l’agriculture, la sécurité alimentaire, les infrastructures et les énergies renouvelables, à l’approche de la Conférence des Nations unies sur l’eau prévue aux Émirats en décembre 2026.
Si les chiffres traduisent un potentiel commercial important, les retombées concrètes du partenariat dépendront notamment de sa mise en œuvre, de la capacité des entreprises béninoises à tirer parti des nouvelles possibilités d’accès au marché et de la progression effective des exportations nationales.
L’accord doit encore être ratifié par les parlements concernés avant son entrée en vigueur. Cette étape sera déterminante pour transformer les ambitions affichées en opportunités commerciales et en bénéfices économiques tangibles pour les deux pays.
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