Conformément à l’article 72 de la Constitution, le président Patrice TALON a délivré son message sur l’état de la nation, le dernier, ce mardi 23 décembre 2025 au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo devant la Représentation nationale. Loin d’être un discours-bilan, ce fut un discours d’au revoir qui a mis tout l’hémicycle en émotion et à travers lequel le chef de l’État a dit son assurance en un avenir meilleur. À cette occasion, le Président Louis Gbèhounou VLAVONOU a rendu hommage à celui-là même qui a eu la sagesse et la vertu de vouloir quitter le pouvoir malgré les pressions.
Plusieurs personnalités politico-administratives, notamment les députés, les ministres, la préfète de l’Ouémé et le maire de Porto-Novo, ont répondu présentes à ce rendez-vous de l’histoire.
Prenant la parole, le Président de l’Assemblée nationale a, au nom de la Représentation nationale et en son nom personnel, souhaité la bienvenue au Président Patrice TALON en ces lieux chargés de symboles pour délivrer son dernier discours sur l’état de la Nation qui, selon lui, apparaît par ailleurs comme un véritable testament politique en raison, d’une part, des douloureux et regrettables événements du 07 décembre dernier qui ont créé tant de frayeur et suscité tant d’indignation à travers le pays, voire au-delà, et, d’autre part, des grandes mutations en cours aux plans politique et institutionnel.
Mais avant, il a décrit quelques traits caractéristiques du président Patrice TALON. Pour faire cet exercice inattendu et dont lui seul a le secret et l’inspiration, le Président VLAVONOU est parti de quelques citations de l’évangéliste sud-africain Édouard Lobolo Amuri pour conclure que le Président TALON est un homme sage et vertueux ; un homme qui ne veut pas s’accrocher au pouvoir de peur de redevenir un simple mortel.
Traits caractéristiques
L’évangéliste sud-africain a dit : « Le pouvoir, lorsqu’il n’est pas équilibré par la sagesse et la vertu, devient une drogue pour l’âme. Il séduit, enivre et enferme celui qui le détient dans l’illusion d’une toute-puissance. Mais plus il s’accroche, plus il s’éloigne de l’humanité qu’il devrait servir. » En commentaire, le Président VLAVONOU s’est adressé au Président TALON : « Vous ne vous êtes pas accrochés à cela et c’est un point pour vous. »
Édouard Lobolo Amuri a ajouté : « L’histoire de l’humanité nous renseigne que rares sont ceux qui acceptent de déposer volontairement le fardeau du pouvoir, car l’orgueil et la peur de redevenir un simple mortel lient les mains du dirigeant insensé. »
En s’adressant au chef de l’État en commentaire, le Président de l’Assemblée nationale a indiqué : « Cela vous caractérise puisque vous ne vous accrochez pas à ça et puisque vous voulez faire partie des rares qui ne veulent pas s’accrocher au pouvoir de peur de redevenir un simple mortel. »
Pour l’évangéliste sud-africain, « Le vrai sage, ce n’est pas celui qui prend le pouvoir, mais celui qui sait quand il faut le quitter ». Une pensée qui a amené le Président VLAVONOU à dire au Président TALON : « Vous avez choisi vous-mêmes quand il faut quitter malgré les pressions. »
Face à l’intensité de la charge émotionnelle provoquée par le discours du chef de l’État, le Président de l’Assemblée nationale n’a pu s’empêcher de réagir, même si les textes de la République le lui interdisent. Car, selon lui, la fin du discours, malgré les applaudissements, a assombri les visages et l’a amené à faire recours à sa riche connaissance biblique et à une citation d’Anatole France pour décrire et exprimer la solennité des au revoir entre le Président TALON et son peuple.
Dans un premier temps, le Président VLAVONOU a paraphrasé Jésus en citant quelques extraits de ce qu’il a dit à ses disciples avant de partir : « Mon âme est triste à mourir. Je veux que vous gardiez votre unité. Je ne vous appelle plus serviteurs mais mes amis. » Ce sont en effet des passages bibliques tirés de Jean 15 : 14-15 et Matthieu 26 : 38, où Jésus exprime sa tristesse avant sa Passion, et de Jean 13 à 17 dans son discours d’adieu.
Puis, dans un second temps, le Président de séance a ajouté la citation d’Anatole France : « Tous les changements, même les plus souhaités, ont leur mélancolie, car ce que nous quittons, c’est une partie de nous-mêmes ; il faut mourir à une vie pour entrer dans une autre. »
Morceaux choisis
Pour revenir au discours proprement dit du président TALON, il est concis. Pas de bilan par secteur, encore moins de perspectives. Le Bénin a enfin trouvé la voie pour son développement. Il ne fait plus honte à ses enfants, mais leur procure plutôt fierté et espoir, et est admiré puis envié par d’autres.
Après avoir salué les 7ᵉ, 8ᵉ et 9ᵉ législatures, le président TALON s’est réjoui du niveau atteint grâce aux réformes.
« Ainsi, diriger la nation béninoise ne doit plus être perçu comme un droit, mais plutôt comme un devoir qui requiert de la disponibilité, de la vision, de la compétence et de l’abnégation. C’est pourquoi, de plus en plus, la démocratie se définit essentiellement chez nous, au Bénin, comme un facteur de développement et de promotion du bien-être citoyen. Elle n’est plus un prétexte de pagaille, de corruption et d’impunité. Au Bénin désormais, il ne suffit plus d’être harangueur de foules et vendeur d’illusions proclamé pour s’emparer de notre destin commun, sans autre projet que celui d’en jouir tout seul avec ses partisans. Pour nous diriger au Bénin, nous protéger, assurer notre développement et notre bien-être, il faut en être capable et le mériter politiquement. Être acteur politique ne confère plus aucun droit. Il n’astreint qu’à des devoirs et à l’humilité, voire à l’effacement, et même au sacrifice de soi. »
Par ailleurs, dans son message, il a rendu hommage à l’ensemble des Forces de défense et de sécurité de notre pays pour leur bravoure et leur loyauté à la République, face à l’attaque perpétrée le dimanche 7 décembre 2025 contre la Nation béninoise.
En l’avenir, le Président TALON demande à ses compatriotes d’être confiants.
« Par vous, à travers vous et vous prenant encore à témoin, je voudrais dire à tous, aux Béninois et aux Béninoises de l’intérieur et de l’extérieur, que nous n’avons aucune raison de craindre l’avenir. Je veux leur dire et le répéter que nous avons trouvé notre chemin. Je veux leur demander de faire confiance au Bénin, de faire confiance aux générations successives désormais actives pour notre bien commun, pour notre développement. Je veux leur dire : n’ayons donc aucune crainte, l’âme du Bénin veillera et le meilleur est à venir. Tels sont ma prière et mon vœu pour l’année 2026 qui s’annonce pleine d’allégresse et de réussites pour le Bénin. Puisse-t-elle apporter à chacune et à chacun la bonne santé, la prospérité, la patience, le patriotisme, l’amour de soi et de l’autre ainsi que la joie de vivre », a-t-il déclaré.
Voici l’intégralité du discours du Président Patrice TALON
‹‹ Mesdames et Messieurs,
J’espère que je ne vous décevrai pas par la brièveté de mon message. Le Président a dit tout à l’heure que c’est le message le plus attendu. Mais en général, les au revoir doivent être courts et brefs pour que l’émotion ne monte pas trop. Je peux vous dire que ce n’est pas sans émotion que je me tiens devant vous ce matin, pour mon dernier message dans cette posture.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;
Mesdames et Messieurs les membres du bureau de l’Assemblée Nationale, présidents de commissions et présidents de groupes parlementaires ;
Mesdames et Messieurs les députés ;
Pour une dixième et dernière fois, j’ai l’honneur de vous présenter, en votre qualité de représentants légitimes du peuple béninois et délégataires de sa souveraineté en matière législative, mon appréciation de l’état de notre Nation.
Soixante-cinq ans après notre accession à la souveraineté internationale, la Nation béninoise issue du regroupement des royaumes qui constituaient jadis notre actuel territoire, s’est solidement constituée et son unité s’est renforcée.
La communauté nationale vit en bonne harmonie et aucune tension ethnique, religieuse ou sociale ne s’observe au point de constituer un risque pour la paix et la cohésion internes.
L’intégrité du territoire national est préservée en dépit des agressions sécuritaires extérieures qui éprouvent nos Forces de Défense et de Sécurité dans certaines localités frontalières.
Mesdames et Messieurs les députés,
Je confirme ainsi que les fondamentaux constitutifs de la Nation dont nous avons hérités sont bien préservés, voire renforcés.
Pour le reste, qui relève de notre mission de construction au quotidien en vue de l’amélioration constante des conditions de vie de nos concitoyens, l’état des lieux est aujourd’hui rassurant et prometteur, même si l’héritage n’était point confortable à l’entame de la décennie qui s’achève.
Mon souhait ce matin, n’est pas de dresser, sur les dix dernières années qui s’achèvent, le bilan de notre action commune dans les différents domaines qui conditionnent notre développement économique et notre bien-être.
Ce qui importe désormais pour nous, soixante-cinq ans après la prise en main de notre propre destin commun, c’est à mon sens, la réponse aux questions fondamentales ci-après :
Le Bénin a-t-il enfin trouvé la voie pour son développement ?
A-t-il entamé son progrès de sorte à devenir, lui aussi, un pays développé susceptible de se passer de l’aide au développement apportée par d’autres, parfois avec mépris ?
Est-il un pays où l’éducation nationale, la formation technique et professionnelle, la route, l’eau, l’électricité, l’emploi, la santé, le cadre de vie durable assaini et beau, la sécurité et la paix, progressent chaque jour ?
Est-il un pays qui ne fait plus honte à ses enfants, mais leur procure plutôt fierté et espoir ?
Un pays que d’autres admirent et envient ?
Autrement dit, le Bénin est-il aujourd’hui un pays où tout s’améliore jour après jour, où l’espoir est désormais permis, de sorte que ce qui n’est pas encore acquis ne paraisse plus inaccessible ?
Honorables députés, représentants du peuple béninois tout entier,
La réponse à ces questions fondamentales est oui.
En effet, depuis bientôt 10 ans, le Bénin a entamé sa mutation et les signes de notre progrès sont visibles par tous.
Le miracle, c’est notre nouvel état d’esprit.
Il nous fait opérer les changements les plus inespérés.
Il nous fait progresser et chacun accepte désormais de consentir les sacrifices et les efforts nécessaires.
Il nous rend admirables et suscite la jalousie de certains.
Ce nouvel état d’esprit est le résultat du courage dont a fait preuve, l’ensemble des responsables politiques, en charge de notre commun destin, depuis bientôt dix ans.
Par ce courage, des réformes pertinentes jadis inespérées, ont été opérées dans tous les domaines et ont été, peu à peu appropriées par chacun, pour devenir le fer de lance de nos prouesses.
Dans le domaine politique en particulier, nous pensions, à la sortie de la Conférence nationale, que la proclamation de l’Etat de droit, de la démocratie et de l’économie libérale, suffirait pour faire de chaque acteur politique un responsable vertueux et un dirigeant compétent de bonne foi.
Nous pensions que les acquis de la Conférence nationale suffiraient pour induire la bonne gouvernance et produire le développement, quelles que soient l’organisation et les règles de la compétition politique.
Hélas non !
Bien que chacun ait constaté cette terrible réalité, et souhaité haut et fort la revue du système politique partisan, la définition et la mise en œuvre d’une réforme politique sérieuse n’ont pas été aisées et continuent de nous éprouver.
Aujourd’hui encore, il persiste en notre sein, une certaine divergence sur les profondeurs qu’il reste à atteindre en cette matière, pour mettre le Bénin définitivement à l’abri de nos travers, nous les acteurs politiques.
Honorables députés,
Ma conviction est qu’un effort qui s’avère nécessaire mais qui est à moitié consenti est vain.
C’est pour cela que nous avons raison d’aller au bout de la refonte de notre modèle politique pour l’adapter à nos réalités, en vue d’assoir durablement notre développement engagé.
Vous prenant à témoin, Honorables députés, j’ai la conviction que les différentes réformes que nous avons opérées depuis, qu’il s’agisse de celles intervenues en 2018, 2019, 2024 jusqu’à la toute dernière datant d’un mois à peine, nous permettront véritablement et définitivement de mettre la démocratie au service du développement de nos concitoyens et non au service exclusif des acteurs politiques.
Ainsi, diriger la nation béninoise ne doit plus être perçu comme un droit, mais plutôt comme un devoir qui requiert de la disponibilité, de la vision, de la compétence et de l’abnégation.
C’est pourquoi, de plus en plus, la démocratie se définit essentiellement chez nous au Bénin, comme un facteur de développement et de promotion du bien-être citoyen.
Elle n’est plus un prétexte de pagaille, de corruption et d’impunité.
Au Bénin désormais, il ne suffit plus d’être harangueur de foules et vendeur d’illusions proclamé acteur politique, pour s’emparer de notre destin commun, sans autre projet que celui d’en jouir tout seul avec ses partisans.
Pour nous diriger au Bénin, nous protéger, assurer notre développement et notre bien-être, il faut en être capable et le mériter politiquement.
Être acteur politique ne confère plus aucun droit.
Il n’astreint qu’à des devoirs et à l’humilité, voire à l’effacement, et même, au sacrifice de soi.
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les députés,
Si tel est l’état des lieux en ce qui concerne notre modèle de démocratie désormais au Bénin, pourquoi devrions-nous en rougir parce qu’il n’est pas la copie conforme de ce qui se fait ailleurs ? Pourquoi ?
Mais le Bénin est-il la copie conforme d’un autre pays dans le monde ? Mais non !
Nous sommes désormais une grande Nation qui se construit jour après jour, et notre modèle socio-politique est en pleine mutation pour assoir et renforcer notre dynamique de développement.
Mais une telle transformation ne peut s’opérer sans difficultés, nous l’observons.
Les incompréhensions, les résistances et même les heurts qui nous éprouvent sont inhérents à toute transformation sociale significative.
Ils sont la preuve que nous sommes sur le bon chemin.
Aucune œuvre humaine n’étant parfaite, nous corrigerons et ajusterons notre modèle au fil du temps.
A cet effet, chaque génération devra apporter à la Nation éternelle, sa part d’innovation et de génie constructif ainsi que son courage, pour empêcher coûte que coûte, les nostalgiques rétrogrades et les marginaux d’arrêter le progrès.
C’est en cela que je voudrais, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés, saluer et rendre hommage à l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité de notre pays, pour leur bravoure, leur loyauté à la République, face à l’attaque perpétrée le dimanche 7 décembre 2025 contre la Nation béninoise, par des marginaux insensés, manipulés par quelques compatriotes en quête de privilèges perdus, ainsi que certaines autorités politiques et militaires étrangères.
Je salue la mémoire de ceux d’entre nous qui y ont perdu la vie, et adresse à leurs familles et proches, au nom du peuple béninois tout entier, nos sincères condoléances.
Aussi voudrais-je, en mon nom personnel et au nom de la Nation tout entière, exprimer notre fierté et notre reconnaissance à l’égard de tous les corps d’armée, toutes les garnisons du territoire, tout le commandement militaire, la Police Républicaine et son commandement qui tous, sans aucune défection, se sont mobilisés spontanément et immédiatement pour défendre la patrie, refusant de prêter main forte aux assaillants, et se mettant à la disposition de l’Etat.
De même, j’exprime à l’égard de tous les dirigeants de toutes les institutions de la République, notre fierté et notre reconnaissance pour leur attachement à l’ordre constitutionnel tel qu’ils l’ont exprimé dans les minutes qui ont suivi l’attaque.
À l’endroit du peuple béninois dans sa grande majorité, j’exprime notre fierté pour son refus de soutien à la forfaiture et son attachement à la démocratie et à l’ordre constitutionnel.
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les députés,
Tout cela n’est-il pas l’illustration d’un état d’esprit nouveau caractéristique d’un Bénin qui grandit ?
Les grandes nations, ce ne sont pas seulement celles qui ne sont jamais éprouvées.
Ce sont également celles qui sont capables d’y faire face avec efficacité.
En cela, notre pays le Bénin a donc franchi un palier décisif dans son parcours, sa construction, ses valeurs et son développement.
Quant à ceux d’entre nous, qui restent désespérément accrochés à notre passé révolu ou qui peinent à s’arrimer à la dynamique en cours, je prie le Ciel de leur accorder la clairvoyance, l’altruisme et l’humilité nécessaires à leur ralliement, afin que leurs frustrations justifiées ou non, cessent de nous diviser.
Car notre Bénin commun restera éternellement notre maison commune.
Nos divergences ou insatisfactions des temps présents ne doivent en aucun cas compromettre l’intégrité de la Nation et son avenir.
Les élus mal aimés d’aujourd’hui passeront, et ceux de demain ne manqueront pas de corriger les erreurs commises et de remédier aux insuffisances.
Que chaque citoyen béninois accepte donc de venir boucher de ses doigts, les trous de la jarre trouée afin qu’elle abonde de richesses pour nos enfants et petits-enfants. C’est bien le symbole de ces lieux.
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les députés,
Pour ce qui restera ma dernière apparition ici à cette tribune, permettez-moi de vous exprimer, à vous parlementaires de la 9ème législature, à vos prédécesseurs des 8ème et 7ème législatures, ma profonde gratitude pour votre disponibilité permanente, votre amabilité, votre bienveillance, votre collaboration républicaine, correctrice et combien efficace, qui m’ont permis d’accomplir durant ces deux mandats, selon mes capacités, la noble mission dont m’a chargé le peuple béninois depuis bientôt dix ans.
Vous prenant encore une fois à témoin, je voudrais exprimer à toutes les Béninoises et à tous les Béninois de l’intérieur et de l’extérieur, de tous âges et de toutes conditions, ma reconnaissance infinie pour l’honneur et la confiance qu’ils m’ont faits en me confiant, durant deux mandats successifs, le destin, la direction de notre beau et grand pays.
Je veux leur dire que j’ai pris et gardé, tout le long des deux mandats, la mesure de leurs attentes, que j’ai donné le meilleur de moi-même, jour et nuit, avec bonne foi et abnégation, pour être à la hauteur de leur confiance.
Je veux leur dire aussi que j’ai le regret de ne pas avoir tout réussi.
Mais je veux davantage leur dire, alors que la fin de ma mission est toute proche, que j’ai la certitude qu’ensemble nous avons accompli de grandes choses, dont certaines nous paraissaient même impossibles.
Je veux enfin leur dire, que surtout, notre état d’esprit a considérablement changé.
Que désormais, plus rien ne nous est impossible.
Que le Bénin a véritablement et définitivement trouvé son chemin pour se développer enfin et offrir, peu à peu, à chacun, le bien-être légitimement attendu, et qui est de plus en plus espéré, mais qui est désormais à notre portée.
Le développement, le bien-être attendu depuis tant de temps par tous, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés, ce bien-être, il est désormais à notre portée et nous cheminons chaque jour ensemble pour le conquérir.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,
Bientôt, de nouveaux conseils communaux prendront le relais dans nos communes, une nouvelle législature succédera à la présente ici à Porto-Novo, un nouveau Président de la République prendra les rênes du Bénin.
Tous ces changements qui s’annoncent matérialisent la dynamique de la vie, et sont le symbole du renouvellement inéluctable, gage d’espérance et de progrès.
Les élections générales qui, à cet effet se préparent, seront paisibles et sereines parce que chacun, quelles que soient son appréciation et son appartenance, aura compris que le seul véritable enjeu c’est le Bénin.
Mesdames et Messieurs les députés, représentants de la Nation tout entière,
Par vous, à travers vous et vous prenant encore à témoin, je voudrais dire à tous, aux Béninois et aux Béninoises, de l’intérieur et de l’extérieur, que nous n’avons aucune raison de craindre l’avenir.
Je veux leur dire et le répéter, que nous avons trouvé notre chemin.
Je veux leur demander de faire confiance au Bénin, de faire confiance aux générations successives désormais actives pour notre bien commun, pour notre développement.
Je veux leur dire : n’ayons donc aucune crainte, l’âme du Bénin veillera et le meilleur est à venir.
Tels sont ma prière et mon vœu pour l’année 2026 qui s’annonce pleine d’allégresse et de réussites pour le Bénin.
Puisse-t-elle apporter à chacune et à chacun, la bonne santé, la prospérité, la patience, le patriotisme, l’amour de soi et de l’autre ainsi que la joie de vivre.
Mesdames et Messieurs,
Vous aurez compris que l’émotion m’a étreint. Il est difficile de se quitter quand on s’aime. Mais la grandeur de l’âme, le devoir, l’amour, requièrent qu’il faut savoir se quitter, savoir se dire au revoir pour laisser la place à d’autres.
Je voudrais vous souhaiter à vous, à tout le monde, que bientôt celui qui viendra ici, à ma place, vous entretenir sur l’état de la Nation, vous donne le sentiment que les choses s’améliorent, que le Bénin continue son chemin et que le meilleur va se goûter de plus en plus par les uns et les autres.
Je voudrais que dans les rues de Cotonou ou chez moi, ou dans un café, dans un bar, chez des amis, en regardant le prochain faire son message sur l’état de la Nation, je voudrais constater que dans tel ou tel domaine, les choses ont avancé, sont allées encore beaucoup plus loin que ce que nous avons fait ensemble.
Je voudrais que l’âme du Bénin y veille. J’ai confiance et je vous invite à avoir autant confiance en notre destin commun, en notre capacité de développement, d’abnégation, d’effort, et je prie le Ciel de nous exaucer.
Merci ››






